Journées d’Études Construire une recherche impactante et implicante


05-04-2023

Les Journées d’Études, qui se tiendront les vendredis 21 et 28 avril sur le campus de Nouville dans l’amphi 80, ont pour visée thématique la réflexion sur les postures de chercheur·e·s dans le cadre de recherches que nous plaçons sous l’enseigne de « la recherche socialement implicante et impactante » : recherches-actions, recherches-interventions, recherches-créations, et pour modalité, la mise en dialogue entre chercheur.e.s s’intéressant aux terrains et aux points de vue océaniens quel que soit leur sentiment d’expertise ou d’ancienneté en sciences humaines et sociales (SHS).

Accès au folioscope des Journées d’Études.

La visée thématique est la (re)construction de postures de chercheur·e·s dans le cadre de recherches qui se veulent socialement implicantes et impactantes. Si une posture de recherche se re-dé-construit de façon dynamique, l’expérience sur le terrain affectant le sujet-chercheur·e, il·elle peut tout autant affecter les acteur·rice·s de terrain par ses questions, gestes, formulations ou par sa seule présence (et ce qu’elle représente à leurs yeux).

Plutôt que croire qu’il serait possible de faire du travail de terrain dans une parfaite « invisibilité » ou neutralité axiologique, nous posons que la recherche qualitative l’est parce que socialement implicante et impactante :- La pratique d’une recherche socialement responsable requiert une réflexion implicante où le sujet-chercheur·e travaille avec et pour les acteur·rice·s du terrain.- Le sujet-chercheur.e n’échappe pas aux dynamiques sociales, relationnelles et interactionnelles caractéristiques de toute rencontre humaine donc autant choisir une intention et une direction impactante en synergie avec son projet de recherche.

En Nouvelle-Calédonie, nous assistons à l’émergence de nouvelles voies/voix de recherche en SHS que nous regroupons sous l’enseigne « implicante et impactante » : recherche-action, recherche-intervention, recherche-action-formation, recherche-création etc. Les pratiques transversales incluent la réciprocité relationnelle, ce qui se traduit par des démarches de coopération, de collaboration, de co-construction et de co-écriture. Toutes les étapes du processus de recherche peuvent être concernées allant du travail face aux observables à celui de la diffusion, restitution en passant par la problématisation. Qu’en est-il du point de vue des chercheur·e·s en début de parcours situé·e·s dans d’autres espaces insulaires ou s’intéressant à des terrains insulaires ?

Ces journées d’Études ont pour objectifs formatifs :

– d’accompagner les jeunes chercheur·e·s dans une meilleure gestion des conflits cognitifs, défis interculturels et normes scientifiques ;

– de consolider les compétences analytiques, critiques et réflexives dans la construction de postures de chercheur·e·s en terrain.s océanien.s ;

– de produire un espace formatif fondé sur les défis de la recherche afin d’impulser des théories épistémologiques et méthodologiques mieux contextualisées pour la mise en œuvre de recherches-interventions, recherches-actions et recherches-créations dans une Océanie francophone, plurilingue, multiculturelle ;

– d’interroger les modes et niveaux d’articulation entre la posture de recherche et le parcours biographique des jeunes chercheur·e·s pour en comprendre les apports, plus-values, limites, champs d’amélioration.- de développer les entreprises collaboratives entre chercheur·e·s en SHS (sciences de l’éducation, sciences du langage, anthropologie sociale et culturelle…), et en particulier en Océanie, qui font face à un déficit de modèles théoriques et de guides pratiques spécifiquement construits à partir de points de vue situés ;

– de développer une réflexion collective sur la posture du chercheur·e face aux terrains insulaires.